Choqa Zanbil, au cœur de l’Elam 2/2.

      Nous contournons le parvis. L’empreinte d’un pied attire notre attention. L’image est surprenante et émouvante. Qui était la personne qui marqua son pas, ici, il y a plus de 3000 ans ? Était-ce un prête ? Un artisan ? Un simple mortel ?

     Nous nous engageons dans une conversation avec le gardien qui nous invite à passer le périmètre de sécurité. Ainsi nous nous enfonçons dans les entrailles d’une vénérable ziggurat, autrefois accessible seulement aux rois et au clergé. Perpendiculaire à l’édifice, situés au milieu de chacun des côtés du premier étage, quatre escaliers internes voûtés donnent accès au second étage. Des escaliers externes ou internes emmenaient ensuite vers les étages supérieurs. C’est l’originalité de Dûr-Untash-Napirisha. Nous bifurquons dans un étroit corridor et montons une volée de marches. Certains passages sont sous voûte et nous déambulons entre ombre et lumière. C’est une sensation extraordinaire d’explorer l’intérieur du monument le plus spectaculaire que nous a légué la civilisation mésopotamienne. Nous découvrons des charnières de portes en pierre et les briques gravées de textes cunéiformes.

     Nous nous attardons, nous avons du mal à quitter ce lieu, premier site iranien inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979.

      La lumière décline. Quelques nuages flottent dans le ciel. Ce même ciel qu’ont contemplé les Anciens. En traversant le téménos je me retourne une dernière fois. Je songe au hasard de la découverte de cette ziggurat par une équipe à la recherche de gisements pétroliers près du village de Choqua Zambil, nom sous laquelle elle est désormais connue. 

(Novembre 2000. Extrait de la série TAPIS MAGIQUE – Voyage en Orient.)
Texte et photos : Annette Rossi

L’univers d’Annette Rossi sur son site: https://annetterossi.fr
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