Karnak 2/2, des hommes et des dieux

Entrée du temple, lac sacré, colonne héraldique avec lys et salle hypostyle

      Quand le soleil entame sa descente nous retournons à Karnak. Les gardiens sourient en nous voyant revenir. Nous reprenons notre exploration dans la sérénité. Nous remontons solennellement l’allée de la grande salle hypostyle et admirons la sobriété des colonnes héraldiques symbolisant le nord et le sud du pays.

7ème pylône, représentation de Thoutmosis III.

Temple de Ptah

      Depuis la cour aux quatre obélisques et la cour de la cachette, où, en 1903, furent découvertes 751 statues, stèles et 17000 bronzes, nous bifurquons vers le sud où s’alignent plusieurs pylônes, puis, au retour, en passant par l’Ouadjid, salle de couronnement, nous admirons le petit temple de Ptah qui baigne dans une lumière douce.

L’Akhmenou.

      L’Akhmenou, la salle de fêtes, est parmi les plus anciennes constructions de Karnak. Les grandes cérémonies royales s’y déroulaient. Le plafond étoilé est soutenu par des colonnes en forme de « piquets de tente ». Plus tard, le sanctuaire fut transformé en basilique par les coptes et les colonnes reçurent des décorations chrétiennes.

Secteur est et la chapelle d’Osiris

      À l’extrémité est du complexe se dresse la petite chapelle dédiée au dieu Osiris. Elle possède un des plus étranges décors de Karnak : les sept portes d’Osiris.

Le temple de Karnak ferme à cinq heures mais, uniques visiteurs, un gardien vient nous dire de prendre notre temps. Le domaine d’Amon est à nous ! C’est ainsi que nous nous attardons autour du lac sacré. Bassin de navigations divines, il était destiné aux ablutions rituelles des prêtres, purification symbolique. Les ombres s’allongent. Le ciel se colore de jaune, orange, rouge. Il n’y a pas un souffle d’air. Les silhouettes des palmiers se reflètent dans les eaux sombres et limpides. Soudain, c’est la nuit. Dans un ciel de velours apparaît la lune, pleine. Sa clarté efface la lumière des étoiles. Nous traversons la forêt de colonnes dans le silence et quittons l’enceinte sacré, laissant les dieux en paix.

 

L’univers d’Annette Rossi sur son site: https://annetterossi.fr
Et sur Facebook : https://www.facebook.com/annette.rossi.353

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *