Le temple de Jupiter, cité de Baalbek au Liban.

      Au sein des temples règne la sérénité et le calme. Pendant la période phénicienne, à Baalbek est honoré le dieu Soleil Baal-Shamash. Au cours de la période hellénistique, elle reçoit le nom d’Héliopolis, « ville du soleil ». C’est sous les Romains, qui débarquent en Phénicie en 64 avant Jésus-Christ, que la ville va connaître son apogée. Elle devient le siège de l’un des sanctuaires les plus importants du monde antique.

    Mais en 313, l’empereur Constantin, converti au christianisme, ferme les portes des temples païens. Au IVe siècle, Théodose construit dans la grande cour une basilique, transforme la cour hexagonale en église et le temple de Vénus en chapelle. Justinien, deux siècles plus tard, prélève 8 colonnes du temple de Jupiter pour orner la basilique Sainte-Sophie à Constantinople.

     Au VIIe siècle, les Arabes transforment Baalbek en forteresse et une mosquée est construite à l’intérieur des murs du temple.

      Aujourd’hui, la Grande cour, sanctuaire de Jupiter, baigne dans la lumière d’un soleil déjà haut dans le ciel. Portiques, colonnes de granite rose, bassins, pierres gravées de noms historiques, têtes de méduse, de lions, nymphes, chapiteaux… Splendeur déchue.

     Nous montons solennellement la grande volée de marches menant au temple de Jupiter. Le sanctuaire est entièrement détruit. Restent blocs, colonnes, chapiteaux, bases, architraves et d’innombrables fragments de ce que fut le plus grand temple de l’Antiquité. Éparpillés sur la terrasse, la démesure de ces éléments architecturaux saute aux yeux. Devant nous se dressent les 6 colonnes en granite gigantesques qui restent des 46 que comptait le sanctuaire à l’origine, les autres renversées lors de tremblements de terre ou réutilisées.

     Mon regard suit leurs fûts vertigineux. Hautes de 20 mètres avec un diamètre de 2m20, ce sont les plus grandes colonnes antiques du monde. J’ai l’impression d’évoluer dans un monde de titans. En parcourant du regard l’immensité des lieux, je songe au passé. Je suis béate d’admiration et pourtant, ce ne sont que des ruines que je contemple !

Octobre 2019. Extrait de la série TAPIS MAGIQUE – Révolution au pays des cèdres.

Texte et photos : ©AnnetteRossi

PS : En cours de restauration en 2019, les colonnes sont recouvertes d’échafaudages, je vous propose deux images de 1998.

Temple de Jupiter

Liban, Baalbek, temple de Jupiter, propylées.
Liban, Baalbek, temple de Jupiter, grande cour et autel.

Liban, Baalbek, temple de Jupiter, grande cour et autel.

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