Psousennès 1er, découverte du tombeau par Pierre Montet

 

Psousennès 1er, le 17 mars 1939 est le second pharaon à avoir été exhumé d’un tombeau préservé des pillages. C’est un groupe d’archéologues français (cocorico ?￰) qui mettent à jour sa sépulture au sein de la nécropole de Tanis alors que l’Europe entre dans la 2eme Guerre Mondiale.

 

Pierre Montet examinant la tombe de Psousennès Ier (1940)

 

      Dans la nécropole de Tanis, ce 17 mars 1939, Pierre Montet pénètre dans une « petite antichambre » dont les parois portaient des tableaux et où était nommé Psousennès Ier. « Sur le sol, un encombrement d’ouchebtis, de vases d’albâtre, d’ornements de bronze. À droite un magnifique cercueil d’argent à tête de faucon. » Une ouverture officielle du cercueil est organisée, le 21 mars 1939, en présence du roi Farouk et d’Étienne Drioton, directeur des antiquités. Mais curieusement, la momie, ornée de parures, n’est pas Psousennès. Il est alors évident que la sépulture de Psousennès reste à découvrir. La saison se termine… et la guerre est déclarée en septembre 1939. Elle n’empêche cependant pas Pierre Montet de revenir sur le site dès janvier 1940 et de poursuivre le dégagement des tombes trouvées la saison précédente.

 

Le 16 février 1940, la sépulture de Psousennès est enfin découverte.

 

Croquis de l’antichambre de la tombe de Psousennès Ier

Croquis de l’antichambre de la tombe de Psousennès Ier, dessiné par J.-L. Fougerousse, le jour de sa découverte le 17 mars 1939.

 

      Le récit de Pierre Montet, rappelle, par certains côtés, celui de la tombe de Toutankhamon : « Le caveau qui fut ouvert en premier lieu était meublé essentiellement d’un grand sarcophage de granit devant lequel on avait déposé les quatre canopes, une grande jarre d’albâtre et des coffrets en bois que le temps et l’humidité avaient entièrement anéantis, mais leur contenu était demeuré, ouchebtis et faïence et en bronze, petits instruments, squelette de chien. Contre le côté gauche était rassemblée une abondante vaisselle en métal précieux…

 

Masque d’or de Psousennès Ier

Masque d’or de Psousennès Ier, incrusté de lapis (attaches de la barbe) et de verre noir et blanc (yeux, sourcils) – XXIe dynastie Musée du Caire (photographie de 1940)

 

      Dans l’étroite ruelle, entre le sarcophage et les parois, on avait disposé des lances, un arc et des flèches, un bouclier… » Sur la cuve du sarcophage, les noms de Psousennès se lisent partout. Et pourtant, chose curieuse, « ce n’était pas ce roi, mais le successeur de Ramsès II, Merenptah qui était l’auteur de ce monument ! » Le premier sarcophage a donc été « usurpé », tout comme le second.

 

Pectoral de Psousennès

Pectoral de Psousennès en forme de pylône : or incrusté de cornaline, lapis-lazuli, feldspath, jaspe rouge Scarabée de lapis-lazuli – Chaîne formée de perles d’or et de pierres (jaspe rouge, feldspath, lapis-lazuli) 

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Cercueil en argent de Psousennès Ier

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      Le corps du pharaon se trouve dans le « troisième sarcophage en argent, gravé à l’intérieur et à l’extérieur. La momie, tout habillée d’or y reposait sur une planche d’argent, avec ses six colliers, vingt-deux bracelets de poignet, quatre de genou et de cheville, des pectoraux, des scarabées et des coeurs, doigtiers et sandales d’or, plus de trente bagues, le tout d’un goût parfait. » Le masque d’or de Psousennès ressemble à celui de Toutankhamon, un peu comme un cousin lointain. Certains de leurs bijoux sont également très ressemblants…

Tanis n’en finit pas d’être la  » Thèbes du Nord ». Dans cette période troublée, le trésor considérable doit être mis en sécurité au plus vite. Bien protégé, emballé précautionneusement, c’est en camion militaire qu’il est transporté au Caire. La mission quitte Tanis le 3 mai 1940, mais le site est laissé sous la protection de plusieurs gardes, car d’autres trésors restent à découvrir. Des voleurs ne manquèrent pas de s’y introduire en 1943, détériorant quelques statues. Mais Pierre Montet reprend les choses en mains dès 1945. Les merveilleux résultats des missions précédentes lui ont alors permis d’obtenir des moyens accrus.

 

 

Sources :  La nécropole royale de Tanis d’après les découvertes récentes – Persée

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