L’été touche à sa fin… Bientôt, nous entendrons retentir la sonnerie de la cloche, si familière aux oreilles de celles et ceux dont l’heure est à l’apprentissage de bon nombre de connaissances. L’acquisition de ce savoir se fait au sein de notre école moderne, laïque et républicaine, qui doit beaucoup à l’école antique d’Athènes.

      Parcourons un bout de chemin en compagnie de nos chers discipuli qui ont déjà assimilé les notions que je vais essayer de vous retranscrire aujourd’hui.

En effet, le sujet qui nous concerne maintenant est celui de
l’école à Athènes durant l’Antiquité.

      À l’époque, celle-ci n’était pas obligatoire et demeurait privée. Il faut dire que le jeune grec écoutait son père. Ce dernier gouvernait sa famille et éduquait son ou ses fils. L’école de la cité d’Athènes était considérée comme primordiale. Mais elle ne concernait essentiellement que les garçons. L’objectif principal étant d’en faire des hommes forts et intelligents. Avant tout, de valeureux guerriers, capables de diriger Athènes et de la protéger.

      Contrairement à la cité de Sparte, «la rivale», et ainsi que je l’ai évoqué précédemment, l’éducation des enfants s’effectue dans le cercle de la famille ou dans des écoles. Tout cela est privé, de surcroît!

Il existe toutefois des similitudes avec l’école de nos jours. Comme dans celle-là, les élèves doivent passer des examens! Ils reçoivent une éducation élémentaire et de temps en temps, également des récompenses! Les écoles à Athènes sont surveillées par des magistrats. Elles subsistent grâce à l’argent versé par les parents afin de pouvoir rémunérer les maîtres. L’école coûte cher aux familles, à fortiori, elle constitue une lourde dépense dans leurs budgets. Le côté positif dans tout ceci, c’est que, pour la majorité des cités grecques, même mineures, existait une école.

Les grecs faisaient de leur future vie de citoyen une priorité!

Les jeunes enfants étaient amenés sur le chemin de l’école par un esclave. Les maîtres, pauvres, mal considérés, y pratiquaient une discipline brutale.

Relief représentant un maître d’école (magister ludi) avec trois discipuli, dont debout en retard (180-185 av. J.-C.)

      Nous pouvons scinder l’éducation de l’école à Athènes durant l’Antiquité en trois thèmes:

Les lettres, la musique et la gymnastique.

Quand le jeune Athénien fêtait ses sept printemps, il était confié au grammatiste qui lui inculquait à son tour l’écriture, la lecture et quelques notions de calcul. C’était un peu l’école primaire!

L’élève grec écrit ce qu’on lui dit au moyen d’un stylet d’ivoire ou de métal. Et ce, sur des tablettes de bois enduites de cire. Ça, c’était pour décrire l’aspect technique!

Reconstitution d’une tablette en cire à gauche et une tablette en cire du 1er siècle, Tolède

Nous passons désormais à l’aspect philosophique. L’étude des lettres pour l’enfant passait par les textes d’Hésiode ou d’Homère. Pour ne citer qu’eux! À partir du IV siècle avant JC, les jeunes Athéniens s’essayent au dessin et à la géométrie.

Ils apprennent aussi à jouer de la musique. Le cithariste leur apprend à jouer de plusieurs instruments, dont la flûte et la lyre.

      En ce qui concerne l’éducation sportive, elle avait lieu à la palestre. C’était un terrain à ciel ouvert, entouré de portique. L’ancêtre du stade de football! Mais le jeune grec n’écoutait les directives du pédotribe qu’à partir de es douze ans.

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Palestre antique

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Cet entraînement qui se déroulait pendant l’adolescence se voulait être un prélude à l’éphébie. Véritable institution à Athènes! C’était le rituel de passage obligatoire, pour espérer, à la suite de cette formation sanctionnée par un examen final,

devenir un citoyen.

Concentrons-nous sur l’éphébie; un peu de génie civil dans les garnisons de l’Attique, plus, évidemment, le maniement des armes (combats d’hoplites). Voilà l’essence de cet apprentissage. Dès l’âge de 18 ans; après avoir prêté serment et avoir été reconnu comme Athénien (de père et de mère de la cité d’Athènes), l’élève avait une chance de devenir un citoyen.

      Nous poussons de nouveau les portes de l’école d’Athènes, car nous avons grandi. Soyons d’humeur platonique, pour dénoter qu’à partir du IV siècle avant JC, l’enseignement supérieur s’articule autour de véritables orateurs. Tels qu’Isocrate et … Platon. Ces deux philosophes créèrent de véritables écoles: vous connaissez certainement la plus célèbre d’entre elles. Je parle bien sûr de l’Académie platonicienne. Puis viendra d’autres Penseurs et leurs écoles avec! Comme le Jardin d’Épicure, le lycée d’Aristote…

Toutes ces connaissances prennent vie à l’école d’Athènes durant l’Antiquité. Elles prendront forme, se développeront dans la plupart des cités hellénistiques. À Athènes, voilà que je me répète! Car tel a été le sujet qui nous a intéressé jusqu’à présent. Ce sera le début des Universités, dont le rayonnement s’est étendu jusqu’en Alexandrie, brillante en médecine.

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